Résumé détaillé de la Vénus d’Ille

« La Vénus d’Ille » est une nouvelle de Prosper Mérimée. Le cadre de l’histoire se passe dans une toute petite ville du Roussillon. La ville principale est éponyme à la nouvelle : il s’agit donc de la ville d’Ille. Le narrateur exerce le métier d’archéologue. C’est cette fonction qui le pousse à se rendre dans la ville d’Ille. En effet, il doit, lui et son guide, rencontrer un vieil antiquaire. Cet antiquaire se nomme Monsieur de Peyrehorade. Il est en possession de ruines dites antiques et il doit les montrer au narrateur et à son guide.

 

Résumé de La Vénus d’Ille

Tous les trois partent donc à la rencontre de ces ruines. Sur le chemin, nous en apprenons un peu plus sur cet antiquaire. C’est le guide qui détient de précieuses informations à son sujet. De cette façon, nous apprenons que l’antiquaire doit bientôt marier son fils. La promise se nomme Mademoiselle de Puygarrig. Il s’agit d’une jeune femme assez fortunée de la région du Roussillon.

 

Le discours du guide nous apprend également que le vieil antiquaire a fait une découverte fort étonnante dans son jardin. En effet, une statue de Vénus (d’où le nom du livre : La Vénus d’Ille) a émergé de ses terres. Elle daterait de l’époque romaine. L’histoire du guide ne s’arrête pas là. Il poursuit sur un ton beaucoup plus inquiétant. De ce fait, la statue aurait un aspect étrange. Ses yeux blancs qualifiés d’angoissants effrayeraient plus d’un personnage de la nouvelle. Plus encore, elle serait à l’origine d’un accident. La statue de Vénus d’Ille s’est effondrée sur Jean Coll, un jeune ouvrier qui a participé à sa découverte. Suite à cet accident, la jambe du jeune homme a été brisée.

 

Le narrateur ne cherche pas à en savoir plus, pour le moment. Les trois hommes poursuivent leur chemin. Le soir venu, le narrateur est invité chez les Peyrehorade. L’antiquaire est fier de raconter à son tour l’histoire de la Vénus d’Ille qui se trouve dans son jardin. Il est tellement excité à l’idée de cette découverte qu’il propose au narrateur de lui montrer dès le lendemain matin.

 

Le narrateur accepte de bon coeur. Il décide d’aller se coucher et, une fois seul, il aperçoit la Vénus d’Ille de sa fenêtre. C’est là qu’il devient le spectateur d’une scène quelque peu étrange : deux garçons provoquent la statue dans le jardin. L’un des deux lui lance ainsi une pierre. Cette dernière percute la Vénus d’Ille et rebondit immédiatement en heurtant le front du garçon. Ce dernier se met à hurler et prend la fuite.

 

La nuit est passée et l’antiquaire vient réveiller le narrateur. Il est pressé de lui montrer son trésor. D’emblée, son visage frappe les spectateurs. Ses traits de visage sont magnifiques mais semblent pourtant exprimer une dureté indéniable. Une inscription est pointée du doigt par l’antiquaire. Il y a marqué : « Cave amantem ». Elle est traduite par l’expression suivante : « Prends garde à toi si elle t’aime ». D’autres inscriptions figurent sur la statut de la Vénus d’Ille. Les deux hommes s’efforcent de les traduire. Celle sur le bras de la Vénus d’Ille attire particulièrement leur regard. La discussion monte peu à peu. L’antiquaire est persuadé qu’un côté fantastique s’est emparé de la statue. Le narrateur, lui, est beaucoup plus terre à terre. Il se contente d’admirer sa beauté et n’émet aucune hypothèse quant au sort qui habiterait la Vénus d’Ille.

 

Le temps passe et il est désormais temps de déjeuner. Alphonse, le fils de l’antiquaire, discute avec le narrateur durant le repas. Il parle amoureusement de sa future épouse. Il en vient même à lui montrer la bague qui lui a réservée.

 

Le soir venu, le repas se déroule chez les parents de la fiancée d’Alphonse. Le narrateur scrute le comportement de la jeune femme. Il ne peut s’empêcher d’acquiescer sa beauté mais remarque également un comportement assez malicieux et étrange de sa part. La soirée se passe sans encombrement. De retour chez l’antiquaire, le narrateur fait remarquer à ses hôtes que la mariage entre Alphonse et la jeune femme aura lieu un vendredi. Or, une superstition déconseille de se marier ce jour de la semaine. L’antiquaire ne fait pas attention à cette remarque et réplique que ce sera le jour de Vénus d’Ille qui est la déesse de l’amour et de la beauté.

 

Le jour du mariage arrive enfin. Le narrateur est en train de faire le portrait de la Vénus d’Ille alors que l’antiquaire dépose des roses à ses pieds. Il s’agit là d’une offrande. Le vieil homme demande à sa statue de protéger le jeune couple de mariés. Alphonse entre en scène. Il est déjà paré pour la cérémonie. Il regarde une partie de jeu de paume. Ce sont des espagnols qui jouent contre l’équipe du Roussillon. Les espagnols sont sur le point de gagner. Alphonse décide alors de jouer lui aussi pour inverser la tendance. Mais, sa bague le gêne, il n’arrive pas à jouer avec. Il décide donc de l’enlever le temps de la partie et de la mettre au doigt de la Vénus d’Ille plutôt que de la poser par terre. L’équipe du Roussillon finit par gagner. L’équipe espagnole est furieuse et vexée. Elle lance à Alphonse : « Me lo pagaras », ce qui signifie ‘tu me le paieras ».

 

Alphonse prend la route pour rejoindre sa bien-aimée. En chemin, il s’aperçoit qu’il a oublié de récupérer la bague. Il ne veut pas qu’on le sache et se dit qu’une autre bague sera aussi bien.

 

Pour célébrer cette nouvelle union, un dîner est organisé chez l’antiquaire. Le narrateur est assez étonné de l’ambiance débridée qui rythme la soirée. Alphonse parait angoissé. Il s’entretient avec le narrateur et lui confie qu’il n’arrive plus à retirer l’anneau du doigt de la Vénus d’Ille. Le narrateur est quelque peu sceptique. Alphonse l’invite à aller vérifier de ses propres yeux mais le narrateur préfère aller se coucher.

 

Il a du mal à trouver le sommeil. Des bruits se font entendre. Au début, le narrateur pense que ce sont ceux de la mariée. Puis, ceux du marié. Il attend et se rendort. Le matin, il entend de nouveau ces pas suivis de cris et de gémissements. Il découvre alors le corps du jeune marié et sa femme hystérique. Le corps d’Alphonse ne comporte pourtant aucune trace ou tache de sang. Le narrateur pense que c’est un coup des espagnols. Sur le sol, il découvre la bague que devrait porter la statue d’après le récit d’Alphonse. De plus, les seules empreintes sont celles qui vont directement à la Vénus d’Ille.

 

On déclare la mariée folle car elle affirme que c’est la statue qui a étouffé son mari. Cette explication irrationnelle ne persuade pas et les soupçons portent toujours sur les espagnols. Le narrateur, malgré les bruits entendus la veille, ne veut pas croire que c’est la Vénus d’Ille qui est à l’origine de ce meurtre.

 

Fin de la Vénus d’Ille

Le narrateur décide de rentrer à Paris après l’enterrement d’Alphonse. Peu de temps après, on lui apprend que l’antiquaire est mort. Sa femme a voulu faire fondre la statue en cloche. Mais, la malédiction semble persister. Depuis que la cloche sonne dans le Roussillon, les vignes ne cessent de geler sans raison.

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